{"id":359,"date":"2026-10-16T16:51:21","date_gmt":"2026-10-16T16:51:21","guid":{"rendered":"https:\/\/www.aero-relic.org\/?page_id=359"},"modified":"2026-10-16T16:51:21","modified_gmt":"2026-10-16T16:51:21","slug":"b-17-42-38081","status":"publish","type":"page","link":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/b-17-42-38081\/","title":{"rendered":"B-17 42-38081"},"content":{"rendered":"\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Octobre 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;-<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Travail d\u2019\u00e9tude sur une \u00e9pave d\u2019a\u00e9ronef datant de la Seconde Guerre mondiale en vue de son identification<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Rapport pr\u00e9liminaire pr\u00e9sent\u00e9 par<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Philippe Castellano &#8211; Nicolas Courtine &#8211; Ludovic Dendeloeuf<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Etude sous-marine du dimanche 20 septembre 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">Le Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Lavignio 1&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"has-text-align-center wp-block-paragraph\">(l\u2019\u00e9pave d\u2019un second B-17 repose plus proche du port d\u2019Anzio, visit\u00e9 et identifi\u00e9 comme tel, il est dans ce rapport d\u00e9nomm\u00e9 simplement \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb entre guillemets. 3 miles marins s\u00e9parent les deux sites)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce rapport apporte la r\u00e9ponse la plus plausible, dans l\u2019\u00e9tat actuel de la reconnaissance, concernant l\u2019essai d\u2019identification de l\u2019\u00e9pave d\u2019un avion quadrimoteur d\u2019origine am\u00e9ricaine datant de la Seconde Guerre mondiale. Cet appareil s\u2019est abattu au large des plages italiennes de Lavinio, localit\u00e9 jouxtant par le nord la ville d\u2019Anzio, donnant directement sur la mer Tyrrh\u00e9nienne.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce projet d\u2019\u00e9tude sous-marin concernant cet avion reposant par 41 m\u00e8tres de profondeur, d\u00e9marra au printemps 2026 suite aux \u00e9changes via Internet qui s\u2019ensuivirent entre Valerio Munga\u00ef, passionn\u00e9 d\u2019histoire et Luca Manes, producteur de reportages t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s en Italie et l\u2019auteur du rapport. Cela fit suite \u00e0 un \u00e9cho tr\u00e8s particulier relev\u00e9 par le sondeur du p\u00eacheur apn\u00e9iste Roberto Pra\u00efola.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le relev\u00e9 sonar. La partie centrale en rouge prise en \u00ab&nbsp;sandwich&nbsp;\u00bb entre la ligne jaune (le fond de vase) et le bleu (poissons) correspond \u00e0 l\u2019\u00e9pave. Impossible de savoir quel type d\u2019obstruction repr\u00e9sente ce relief. La longueur est d\u2019environ 12 m\u00e8tres, sur plus ou moins 3 ou 4 m\u00e8tres de large. La hauteur ne d\u00e9passe pas les 2 m\u00e8tres. (R.Pra\u00efola).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est en \u00e9changeant verbalement avec le fils d\u2019un ancien p\u00eacheur local, que Roberto Pra\u00efola eut confirmation de vestiges ayant appartenu \u00e0 un avion qui, par le pass\u00e9, avaient \u00e9t\u00e9 accidentellement remont\u00e9s sur ce m\u00eame secteur. Il fallait donc se rendre sur site pour \u00e9valuation et confirmation du type d\u2019\u00e9pave.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une premi\u00e8re \u00e9tude historique men\u00e9e par Valerio Munga\u00ef, vint confirmer qu\u2019\u00e0 minima et hors autres appareils, deux quadrimoteurs Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Forteresse Volante&nbsp;\u00bb (appartenant toutes deux au 97th Bomber group de la 15th USAAF, mais perdues \u00e0 des dates diff\u00e9rentes) ainsi qu\u2019un B-24 \u00ab&nbsp;Liberator&nbsp;\u00bb, s\u2019\u00e9taient engloutis en mer entre le cap d\u2019Anzio et le large de Lavinio.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9pave d\u2019un des B-17 avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 recens\u00e9e par Roberto Pra\u00efola. C\u2019est sous sa direction que nous e\u00fbmes la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre les premiers plongeurs autonomes \u00e0 visiter l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb en 2020 en pr\u00e9sence de Valerio Munga\u00ef. Cette visite permis de valider et confirmer que l\u2019\u00e9pave \u00e9tait bien un Boeing B-17. Mais la diff\u00e9rence avec celle \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb capt\u00e9e par le sondeur de Roberto au printemps dernier \u00e9tait importante&nbsp;: \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb reposait sur le dos et \u00e9tait imm\u00e9diatement reconnu avec sa soute \u00e0 bombes ouvertes, ses r\u00e9servoirs d\u2019Oxyg\u00e8ne et autres art\u00e9facts sp\u00e9cifiques contrairement \u00e0 ce qui va nous attendre sur \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb visit\u00e9 en 2020 : La plongeuse Nathalie Castellano est vue s\u2019approchant de l\u2019imposant pneu toujours en place sur sa jante. On distingue ais\u00e9ment, malgr\u00e9 la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, la perforation du pneu sur le c\u00f4t\u00e9 sup\u00e9rieur caus\u00e9 par l\u2019explosion proche d\u2019un obus 88 Flak. Cette \u00e9pave devrait par d\u00e9finition et sa position g\u00e9ographique relev\u00e9e dans le rapport de perte, \u00eatre le B-17 num\u00e9ro 42-97444 perdu par le 97th Bomber group le 17 f\u00e9vrier 1944 apr\u00e8s l\u2019attaque du secteur de Monte-Cassino (rapport de perte MACR 2392). A ce jour, nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments permettant de l\u2019identifier avec certitude (Ph. Castellano).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019apr\u00e8s l\u2019\u00e9tude historique men\u00e9e par Valerio Munga\u00ef sur le secteur Anzio-Lavinio, un B-24 Liberator immatricul\u00e9 42-78193 a lui aussi \u00e9t\u00e9 recens\u00e9 perdu en mer dans des parages proches. Cet avion d\u00e9pendait du 454th Bomber Group de la 15th USAAF et fut perdu le 19 mai 1944. Mais, le rapport de perte Missing Air Crew Report n\u00b0 5442 (MACR 5442) concernant ce B-24, situe la zone de disparition en mer \u00e0 plus de 3 milles marins plus au sud de l\u2019\u00e9pave dite \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u00e9gende de ce document page suivante<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le point de chute du bombardier B-24 Liberator num\u00e9ro 42-78193 recens\u00e9 par les \u00e9quipages en vol du 454th Bomber Group le 19 mai 1944. Il y eut 4 tu\u00e9s port\u00e9s disparus et 6 saufs dans des conditions terrifiantes li\u00e9es \u00e0 l\u2019amerrissage avant que le B-24 ne disparaisse dans les flots. La croix situe l\u2019impact. La localisation de l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb est, elle, \u00e9loign\u00e9e de plus de 3 milles marins au nord\/ouest de ce point d\u2019impact. Il ne peut, par d\u00e9finition, pas y avoir de lien direct entre les \u00e9paves \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb&nbsp;; \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb et le B-24Liberator matricule 42-78193 (document tir\u00e9 du rapport de perte 5442 remis au propre par L. Dendeleuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Septembre 2026. Avec Ludovic Dendeloeuf, nous voyons ainsi une nouvelle exp\u00e9dition \u00eatre men\u00e9e sur le secteur Anzio-Lavinio, toujours guid\u00e9s par Roberto Pra\u00efola et Valerio Munga\u00ef, en vue d\u2019essayer de d\u00e9finir ce &#8220;qui devrait&#8221; &#8211; et malgr\u00e9 la diff\u00e9rence de point et de localisation des rapports de pertes am\u00e9ricains -, \u00eatre le B-24 Liberator num\u00e9ro 42-78193.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les images vid\u00e9o seront tourn\u00e9es par Ludovic Dendeloeuf, dans une eau \u00e0 la visibilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite, images dont l\u2019\u00e9tude pouss\u00e9e, par la suite, nous serons d\u2019une aide capitale pour avancer dans l\u2019\u00e9tude de certains d\u00e9tails difficilement reconnaissables en plong\u00e9e autonome, o\u00f9 la participation tr\u00e8s active de notre confr\u00e8re et ami de longue date Nicolas Courtine sera tout autant pr\u00e9pond\u00e9rant, pour comprendre ce \u00e0 quoi nous aurons affaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ainsi que les certitudes de d\u00e9part de l\u2019\u00e9quipe concernant le site \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb, ne vont pas \u00eatre celles auxquelles nous nous attendions&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plong\u00e9e et reconnaissance du site&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour faciliter la compr\u00e9hension de nos explications dans le texte, suite \u00e0 la d\u00e9couverte sur site de deux moteurs, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de les nommer \u00ab&nbsp;moteur 1&nbsp;\u00bb pour celui qui fut reconnu en premier et \u00ab&nbsp;moteur 2&nbsp;\u00bb bien entendu pour le second.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e sur l\u2019\u00e9pave, reposant par 41 m\u00e8tres de profondeur, deux probl\u00e9matiques assez g\u00eanantes vont imm\u00e9diatement s\u2019opposer \u00e0 nous&nbsp;: la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, nous laissant au maximum un m\u00e8tre de visibilit\u00e9, moins suivant les endroits, et l\u2019impossibilit\u00e9 totale de deviner quoi que ce soit, car le site est enti\u00e8rement recouvert d\u2019imposants r\u00e9sidus de filets de chaluts, cachant toute forme pouvant \u00eatre reconnue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avons-nous affaire \u00e0 un vestige d\u2019avion&nbsp;? Aux restes d\u00e9truits d\u2019un ancien navire ? En tout cas, ce n\u2019est pas une roche isol\u00e9e, mais bien une \u00e9pave.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ludovic Dendeleuf survole en premier l\u2019\u00e9pave pour avoir la primeur et nettet\u00e9 des images, car au moindre coup de palmes, la vase argileuse et volatile s\u2019\u00e9parpille en volutes et reste un certain temps en suspension, obscurcissant la vision. Apr\u00e8s plusieurs m\u00e8tres, l\u2019objectif de la cam\u00e9ra va capter une forme particuli\u00e8re libre de tout filet&nbsp;: une imposante h\u00e9lice d\u2019avion curieusement en \u00ab&nbsp;pleine eau&nbsp;\u00bb et position horizontale&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre le d\u00e9part et cette h\u00e9lice, de menus vestiges d\u2019avion (aile&nbsp;?) sont \u00e0 peine discernables par des trou\u00e9es existantes entre les filets abandonn\u00e9s. Il nous sera ais\u00e9 de confirmer que l\u2019\u00e9pave est bien une aile d\u2019avion, quasiment \u00ab&nbsp;compl\u00e8te&nbsp;\u00bb, et peut-\u00eatre m\u00eame sectionn\u00e9e net au ras du fuselage d\u2019origine dont il ne subsiste absolument aucune partie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De plus, la longueur approximative de l\u2019ensemble correspond bien avec les dimensions d\u2019une aile de quadrimoteur, si cela est le cas, comme celles de B-17 ou B-24, soit approchant les 10 ou 12 m\u00e8tres de long avec une largeur d\u00e9passant les 3 m\u00e8tres. La hauteur de moins de 2 m\u00e8tres est donn\u00e9e par l\u2019\u00e9paisseur et certains vestiges coinc\u00e9s sous les filets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les moteurs 1 et 2<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous allons d\u00e9couvrir au total deux moteurs. Ce sont leur imposante h\u00e9lice qui vont dans un tout premier temps nous diriger sur une provenance d\u2019origine am\u00e9ricaine. Il s\u2019agit en effet d\u2019h\u00e9lices Hamilton Standard de type \u00ab&nbsp;Hydromatic&nbsp;\u00bb, tripale, en alliage d\u2019aluminium, h\u00e9lices mesurant 3 m\u00e8tres 54 de diam\u00e8tre, toujours solidaires chacune de leur moyeu r\u00e9ducteur encore solidement fix\u00e9s au moteur. Seuls leur carter porte-h\u00e9lice ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement dissous par effet galvanique, en sachant justement, que les plaques d\u2019identification des moteurs qui auraient pu permettre d\u2019identifier sans erreur possible ces \u00e9l\u00e9ments propulseurs &#8211; donc l\u2019avion sur lequel ils \u00e9taient mont\u00e9s &#8211; \u00e9taient pr\u00e9cis\u00e9ment rivet\u00e9es sur ces carter porte h\u00e9lice&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s le d\u00e9part, toutes ces indications reconnues sont imm\u00e9diatement venues confirmer la pr\u00e9sence d\u2019un avion d\u2019origine am\u00e9ricaine. Les deux moteurs en \u00e9toile, bien discernables mais non identifiables en tant que \u00ab&nbsp;type&nbsp;\u00bb, \u00e9tant obligatoirement \u00e9quip\u00e9s d\u2019une telle h\u00e9lice en correspondant parfaitement \u00e0 un quadrimoteur am\u00e9ricain de la Seconde Guerre mondiale, imp\u00e9rativement&nbsp;B-17 Forteresse Volante ou B-24 Liberator. Il est \u00e0 savoir en particulier, que durant le dernier conflit mondial, sur le th\u00e9\u00e2tre m\u00e9diterran\u00e9en d\u2019op\u00e9rations (MTO) am\u00e9ricain, seuls trois appareils de l\u2019USAAF \u00e9taient \u00e9quip\u00e9s de ce m\u00eame type d\u2019h\u00e9lice, accoupl\u00e9 \u00e0 un moteur en \u00e9toile&nbsp;: le B-17, le B-24 et le C-47 Dakota.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour non vraiment initi\u00e9s, il peut \u00eatre int\u00e9ressant de savoir que le B-17 quadrimoteur se voyait \u00e9quip\u00e9 de quatre moteurs en simple \u00e9toile de 9 cylindres chacun (Wright-Cyclone R-1820), le B-24, lui, de 4 moteurs en double \u00e9toiles de deux fois 7 cylindres, soit 7X7 = 14 cylindres au total (Pratt and Whitney R-1830), tandis que ces moteurs et h\u00e9lices se trouvaient tout autant mont\u00e9s sur le bimoteur C-47 Dakota.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces \u00e9l\u00e9ments propulseurs turbocompress\u00e9s, \u00e9taient tous refroidis par air et d\u00e9veloppaient 1200cv au d\u00e9collage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, pour la question qui nous a fait comprendre \u00e0 quel type d\u2019avion nous \u00e9tions confront\u00e9s, malgr\u00e9 la difficult\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la visibilit\u00e9 et la couverture importante de filets de chaluts, nous allons d\u00e9velopper les formes caract\u00e9ristiques des capotages moteurs de ces trois appareils&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le B-17, le bord d\u2019attaque du capotage \u00e0 un profil \u00ab&nbsp;rond parfait&nbsp;\u00bb en sachant qu\u2019il recouvre un moteur compos\u00e9 de 9 cylindres en simple \u00e9toile Wright-Cyclone.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Photo centr\u00e9e sur le moteur num\u00e9ro 2 d\u2019un B-17. L\u2019ensemble est instantan\u00e9ment identifiable sur l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb. L\u2019avant du capotage moteur voit son bord d\u2019attaque fin et r\u00e9gulier, sans aucune entr\u00e9e d\u2019air, ni \u00e9copes ou autres protub\u00e9rances \u00e0 aucun niveau, que ce soit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou l\u2019ext\u00e9rieur du dit capotage (via Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur le B-24, le capotage est totalement diff\u00e9rent car de forme ovale avec un moteur de deux fois 7 cylindres en double \u00e9toile. Cette ovalisation est li\u00e9e aux rajouts \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9vents, d\u2019\u00e9copes&nbsp;\u00bb d\u2019entr\u00e9e d\u2019air pour faciliter le passage de l\u2019air frais vers l\u2019imposant syst\u00e8me de carburation\/injection moteur, tout comme canaliser l\u2019air pour les cylindres arri\u00e8re, l\u2019huile et les nombreux p\u00e9riph\u00e9riques log\u00e9s derri\u00e8re le moteur jusqu\u2019\u00e0 la cloison pare-feu. Le bord d\u2019attaque des capotages de B-24 est de plus tr\u00e8s \u00e9pais par rapport \u00e0 celui des capotages mont\u00e9s sur les B-17.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sur le C-47, et pour simplifier, on peut avancer que le capotage poss\u00e8de la m\u00eame configuration que celui du B-17, en recouvrant un \u00ab\u00a0moteur\u00a0\u00bb de B-24.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Capotage de C-47 se rapprochant beaucoup de celui du B-17, mais moteur de\u2026 B-24tout comme h\u00e9lice Hamilton Standard Hydromatic des deux quadrimoteurs am\u00e9ricains B-17<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>et B-24. Seule l\u2019\u00e9cope d\u2019entr\u00e9e d\u2019air sous le capotage du C-47 diff\u00e8re des deux quadrimoteurs sus-cit\u00e9 (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vu les exigences et probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la plong\u00e9e sous-marine&nbsp;: profondeur, temps de plong\u00e9e, visibilit\u00e9 (catastrophique pour ce cas), paliers de d\u00e9compression et pour cette toute premi\u00e8re plong\u00e9e du dimanche 20 septembre 2026, Ludovic Dendeloeuf et moi-m\u00eame nous sommes attach\u00e9s \u00e0 faire un rapide tour de visite g\u00e9n\u00e9rale et d\u2019\u00e9tat des lieux de ces vestiges recouverts de filets en vue d\u2019essayer de d\u00e9finir \u00e0 quel type pr\u00e9cis d\u2019\u00e9pave nous avions affaire&nbsp;: B-17 ou B-24&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Les filets de chaluts recouvrent sur plus de 90% l\u2019\u00e9pave. Ils sont inextricables<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(L. Dendeloeuf).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de cette plong\u00e9e de moins de 20 minutes au total (sans compter les paliers de d\u00e9compression), nous avons principalement r\u00e9ussi \u00e0 identifier deux moteurs avec leur r\u00e9ducteur et h\u00e9lice, ainsi qu\u2019un imposant pneu. Il a \u00e9t\u00e9 impossible de d\u00e9finir ce qui se trouvait emprisonn\u00e9 et enti\u00e8rement recouvert sous ces immenses et dangereux filets de chaluts.<\/p>\n\n\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>H\u00e9lice du moteur 1\u00a0: Ce moteur repose curieusement en position horizontale avec son h\u00e9lice toujours solidaire se trouvant elle en pleine eau. Ce sont sans aucun doute les effets de chalutages (successifs sur des ann\u00e9es\u00a0?) qui doivent \u00eatre la raison d\u2019un tel positionnement. Le moteur 1 est difficilement discernable mais formellement reconnu par une petite partie de son carter en aluminium au ras de la vase.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>On reconnait sur le clich\u00e9 l\u2019h\u00e9lice avec son moyeu et engrenages (pignons) r\u00e9ducteurs au centre qui a permis de d\u00e9terminer la nationalit\u00e9 des vestiges. (L. Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 notre visite in situ de l\u2019\u00e9pave, ce sera avec une \u00e9tude attentionn\u00e9e et pr\u00e9cise des images sous-marines que nous reconna\u00eetrons une partie significative du capotage du moteur 1 ayant miraculeusement r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 plus de 80 ann\u00e9es d\u2019immersion marine et effets de chalutage (s).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans ces images, nous n\u2019aurions pas pu savoir de quelle partie il s\u2019agissait, ayant eu la non possibilit\u00e9, le lendemain, de replonger sur le site par cause de conditions de visibilit\u00e9 encore plus d\u00e9grad\u00e9es que la veille ayant men\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec de cette seconde visite. Le but en effet de cette seconde plong\u00e9e, \u00e9tait que Ludovic (en plus de filmer) fouille entre deux cylindres du moteur 1 pour confirmer l\u2019existence ou non d\u2019un autre cylindre en arri\u00e8re entre les deux premiers (pour confirmer le c\u00f4t\u00e9 double \u00e9toile ou non). Mais, vue la profondeur et le temps de plong\u00e9e, nous n\u2019aurions jamais eu le temps de d\u00e9vaser en totalit\u00e9 le moteur et compter le nombre total de cylindres sur une seule plong\u00e9e. Le fait de travailler entre deux cylindres aurait par d\u00e9finition certainement suffit, tandis que pour ma part, je devais essayer de d\u00e9couper une partie du filet du moteur 2 pour la m\u00eame raison.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la photo sous-marine, on reconnait le carter typique d\u2019un B-17. Ce d\u00e9tail n\u2019\u00e9tait pas si \u00e9vident pour nous, vu les conditions et temps de plong\u00e9e sur une seule journ\u00e9e. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude des images sous-marine et l\u2019existence de ce capotage ayant r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la corrosion galvanique, qu\u2019il nous fut possible de d\u00e9terminer sur quel quadrimoteur il avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9. Une fois l\u2019h\u00e9lice, le capotage et le moteur 1 film\u00e9s, nous nous sommes dirig\u00e9s \u00e0 son oppos\u00e9 puisque juste en avant du moteur 1, on se retrouve en pleine eau sur le fond vaseux marin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(L. Dendeloeuf\/Internet)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pneu<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En longeant par le c\u00f4t\u00e9 l\u2019importante masse de filets, \u00e0 environ 3 ou 4 m\u00e8tres en arri\u00e8re et dans l\u2019alignement du moteur 1, nous arrivons sur des vestiges m\u00e9connaissables de tubes, ferrailles tordues et vrill\u00e9es. C\u2019est l\u00e0 que se trouve un pneu compl\u00e8tement d\u00e9solidaris\u00e9 de sa roue, \u00e9cras\u00e9, pli\u00e9 en deux, coinc\u00e9 sur lui-m\u00eame, laissant m\u00eame penser au premier abord que l\u2019on se trouve en pr\u00e9sence de \u00ab&nbsp;deux pneus c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te&nbsp;\u00bb. Imm\u00e9diatement nous avons cherch\u00e9 \u00e0 rep\u00e9rer un train de roue (ce qui aurait \u00e9t\u00e9 une preuve indiscutable du type d\u2019avion), mais cela ne fut pas possible. Ce pneu est imm\u00e9diatement reconnaissable gr\u00e2ce aux typiques dessins de la bande de roulement (dessins en losanges) confirmant, s\u2019il en \u00e9tait encore besoin, le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;avion am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb de la Seconde Guerre mondiale car mont\u00e9 (hors diam\u00e8tre et largeur) sur les B-17, B-24, P-38 Lightning, P-47 Thunderbolt, P-51 Mustang, etc&#8230;<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>On devine ais\u00e9ment la structure du pneu en forme de losange sous la fl\u00e8che et la partie tout \u00e0 gauche compl\u00e8tement repli\u00e9e sur elle-m\u00eame donnant l\u2019impression de deux pneus c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L. Dendeloeuf<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit du pneu va, \u00e0 t\u00e2tons, toujours dans une turbidit\u00e9 catastrophique, directement nous diriger vers le moteur 2.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela est d\u2019une grande importance pour le choix \u00ab&nbsp;B-17 ou B-24&nbsp;\u00bb et certainement pas \u00ab&nbsp;C-47 Dakota&nbsp;\u00bb. La pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit de ce pneu et de ce qui va suivre avec la d\u00e9couverte du moteur num\u00e9ro 2, est importante car confirmant que nous nous trouvons bien en pr\u00e9sence d\u2019un quadrimoteur, excluant totalement la possibilit\u00e9 \u00ab&nbsp;bimoteur C-47 Dakota&nbsp;\u00bb, car si cela avait \u00e9t\u00e9 le cas, entre les deux moteurs, nous aurions tr\u00e8s certainement \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par des parties de fuselage (bimoteur donc) ce qui n\u2019est absolument pas le cas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En contrepartie nous ne sommes pas arriv\u00e9s \u00e0 d\u00e9finir si \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb reposait \u00e0 l\u2019endroit ou sur le dos&nbsp;? Cela nous laissant deux possibilit\u00e9s&nbsp;: si l\u2019\u00e9pave est \u00e0 l\u2019endroit, le pneu appartient au train d\u2019atterrissage\/moteur num\u00e9ro 2, si \u00e0 l\u2019envers, au train d\u2019atterrissage moteur 3 (dans le sens de marche d\u2019un avion quadrimoteur, en partant de la gauche, les moteurs sont identifi\u00e9s comme les 1, 2, 3 et 4).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Moteur 2&nbsp;: imm\u00e9diatement apr\u00e8s le \u00ab&nbsp;pneu&nbsp;\u00bb, se trouve une forme tr\u00e8s envas\u00e9e, longue, arrondie et \u00e9paisse, mais pas assez imposante pour faire partie d\u2019une jambe de train de roue d\u2019un imposant avion. Toujours par une visibilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite, nous remontons cette forme sur environ un m\u00e8tre et buttons sur la partie avant (le nez) d\u2019un moyeu d\u2019h\u00e9lice. Nous sommes bien en pr\u00e9sence d\u2019une seconde h\u00e9lice. Imm\u00e9diatement une autre pale en position verticale est reconnue r\u00e9sidant en pleine eau. Nous nous engageons sur son arri\u00e8re, identifions les engrenages du r\u00e9ducteur toujours assembl\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du moyeu d\u2019h\u00e9lice, et \u00ab&nbsp;deviner&nbsp;\u00bb le moteur 2 pos\u00e9 verticalement (position originale sur un avion) mais se trouvant litt\u00e9ralement enfoui sous une nasse lourde, compacte et inextricable de filets de chalut. Nous n\u2019arriverons pas, par cause du temps de plong\u00e9e imparti, \u00e0 \u00eatre certain de sa pr\u00e9sence, mais vu la forme, cet \u00e9l\u00e9ment propulsif semble bien \u00eatre pr\u00e9sent sous les filets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plong\u00e9e se termine, et juste avant d\u2019entamer notre remont\u00e9e, \u00e0 peine moins d\u2019un m\u00e8tre cette seconde h\u00e9lice, nous apercevons, reposant de tout son poids sur les filets, un imposant panneau divergent en acier devant peser plusieurs centaines de kilos, perdu lui aussi par le patron-p\u00eacheur du chalutier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La visite du site doit se terminer maintenant, qui nous imposera 10 minutes de paliers de d\u00e9compression entre 6 et 3 m\u00e8tres de la surface, rallong\u00e9s volontairement de 5 par mesure de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019analyse des images vid\u00e9o<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec l\u2019analyse point par point des images sous-marines de l\u2019\u00e9pave, nous avons eu la possibilit\u00e9 de d\u00e9terminer le type d\u2019avion sans erreur aucune possible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comment nous y sommes-nous pris&nbsp;?&nbsp;: cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple. Ludovic Dandeleuf, le cin\u00e9aste, a travaill\u00e9 sans absolument aucune retouche ni aide de l\u2019I.A., sur la qualit\u00e9 et les particules en suspension des images.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce long travail de correction colorim\u00e9trique (ou \u00e9talonnage) a permis de faire ressortir sur une large part, le capotage fort heureusement toujours existant et quasiment intact du moteur 1 qui a gard\u00e9 sa forme originale sans d\u00e9formation particuli\u00e8re malgr\u00e9 les ann\u00e9es et le (ou les) actions chalutage (s) successif (s).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partant de ce travail d\u2019\u00e9tude, il a \u00e9t\u00e9 ais\u00e9 d\u2019analyser minutieusement le dit capotage ayant fait ressortir un r\u00e9sultat semblant coh\u00e9rent et d\u00e9finitif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vid\u00e9o puis les photographies qui en ont \u00e9t\u00e9 extraites (screen-shot), nous ont ainsi permis de confirmer un r\u00e9sultat final, car comme nous le savons tous, il est impossible de faire une erreur sur les formes sp\u00e9cifiques des capotages moteurs \u00e9quipant les B-17 et B-24.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vue de l\u2019avant&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">B-17&nbsp;: le capotage (en totalit\u00e9) de forme arrondie et r\u00e9guli\u00e8re de cet appareil ne poss\u00e8de aucune protub\u00e9rance (\u00e9cope d\u2019entr\u00e9es ext\u00e9rieures ou int\u00e9rieures).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comparaison avec \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb&nbsp;: Le capotage du moteur est complet et de forme enti\u00e8rement arrondie. Aucune ovalit\u00e9, aucune \u00e9cope, aucune ou\u00efe lat\u00e9rale sur ses faces externes et internes sup\u00e9rieurs ou inf\u00e9rieures. Le bord d\u2019attaque est fin contrairement \u00e0 celui des capotages du B-24 Liberator.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grace \u00e0 l\u2019analyse des screen-shoots, nous avons pu confirmer que les restes de l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb \u00e9tait bien ceux d\u2019un quadrimoteur Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Forteresse Volante&nbsp;\u00bb et non d\u2019un Consolidated B-24 \u00ab&nbsp;Liberator&nbsp;\u00bb. Ainsi, la comparaison est d\u00e9sormais ais\u00e9e \u00e0 comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">. <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\" width=\"202\" height=\"247\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Plan rapproch\u00e9, moteur de B-17 (Internet).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Impossible de commettre une erreur, la diff\u00e9rence est flagrante entre les capotages de B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb et de B-24 Liberato r(Internet).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb Malgr\u00e9 la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, le capotage bien reconnaissable est effectivement rond, son bord d\u2019attaque fin, aucune \u00e9cope existante, tant \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(L. Dendeloeuf).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">B-24&nbsp;: le bord d\u2019attaque du capotage est plus \u00e9pais que sur le B-17, cela \u00e9tant li\u00e9 \u00e0 sa forme ovalis\u00e9e. Capotage \u00e9quip\u00e9 au d\u00e9part du bord d\u2019attaque d\u2019ou\u00efes internes lat\u00e9rales de refroidissement (gauche et droite du capotage en position verticale) n\u2019existant aucunement sur le capotage du B-17, donc, de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les capotages particuliers et sp\u00e9cifiques de forme fortement ovalis\u00e9e, comprenant de chaque c\u00f4t\u00e9 interne des ou\u00efes de refroidissements faisant parties int\u00e9grantes du corps du capotage. Tout comme sur le B-17, aucune \u00e9cope ou autre protub\u00e9rance n\u2019existent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des capotages du B-24.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Moteur provenant du B-24 Liberator Hadley\u2019s Harem (98th Bomber Group\/9th USAA,F.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Epave retrouv\u00e9e et sortie des fonds marins en Turquie. Le capotage sp\u00e9cifique, malgr\u00e9 son \u00e9tat d\u00e9grad\u00e9 ne trompe pas en comparaison de celui d\u2019un B-17. Le bord d\u2019attaque est bien plus \u00e9pais et affubl\u00e9 d\u2019entr\u00e9es d\u2019air enti\u00e8rement englob\u00e9es dans le capotage contrairement au capotage existant sur l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavignio 1&nbsp;\u00bb (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u2019espace, de par la finesse du bord d\u2019attaque entre le moyeu central de l\u2019h\u00e9lice et le bord interne du capotage est plus large sur le B-17 par rapport \u00e0 celui du B-24 (li\u00e9 \u00e0 sa forme ovalis\u00e9e est bien plus \u00e9pais). (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le syst\u00e8me de puisard de r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019huile du moteur 1<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">ou<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le second \u00e9l\u00e9ment venu conforter d\u00e9finitivement<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019hypoth\u00e8se \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb&nbsp;prouvant que ces restes d\u2019\u00e9pave proviennent bien d\u2019une Forteresse Volante B-17<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(avec la participation technique d\u2019Alain Breton)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur tous les moteurs en \u00e9toile et double \u00e9toile (voire triple et m\u00eame quadruple \u00e9toile dans la version ultime de ce type de moteur), est mis en \u00e9vidence sur leur avant ou entre les \u00e9toile et syst\u00e9matiquement en position basse, le \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb&nbsp;de r\u00e9cup\u00e9ration d&#8217;huile. Laissons la plume \u00e0 Alain Breton&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me de r\u00e9cup\u00e9ration<\/em> <em>o\u00f9 s&#8217;\u00e9coule l&#8217;huile du circuit principal (vilebrequin\/embiellage\/pistons) tout comme aussi le lubrifiant pass\u00e9 dans le r\u00e9ducteur ou dans la table arri\u00e8re o\u00f9 se trouvent log\u00e9s, sur la plupart des moteurs, les magn\u00e9tos, pompes \u00e0 vide, \u00e0 essence et \u00e0 huile, g\u00e9n\u00e9ratrice \u00e9lectrique,<\/em> <em>sans oublier les engrenages du compresseur m\u00e9canique suivant les moteurs, les R-1820 Wright-Cyclone simple \u00e9toile et R-1830 Pratt and Whitney double \u00e9toile recevant en plus du compresseur, un turbo-compresseur qui en fait compliquait encore l&#8217;installation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>G\u00e9n\u00e9ralement, ce puisard est connect\u00e9 avec un circuit de tuyauteries p\u00e9riph\u00e9rique qui collecte aussi l&#8217;huile des culbuteurs. Le lubrifiant retomb\u00e9 au fond du puisard est aspir\u00e9 par la &#8220;pompe de vidange&#8221; et renvoy\u00e9e au r\u00e9servoir via un radiateur pour faire baisser la temp\u00e9rature de l\u2019huile.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur le 9 cylindres qu&#8217;est le Wright R-1820, ce puisard est bien visible sur l\u2019avant et partie basse du moteur, car les cylindres sont suffisamment \u00e9cart\u00e9s en laissant entre eux un espace bas vertical.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur les moteurs en double \u00e9toile, le probl\u00e8me se complique car l&#8217;espace vertical, \u00e0 l&#8217;avant bas de la premi\u00e8re \u00e9toile, est occup\u00e9 par un cylindre. Donc sur ce type de moteur, le puisard&nbsp;est &#8220;blotti&#8221; entre les cylindres de l&#8217;\u00e9toile arri\u00e8re, le rendant \u00e0 peu pr\u00e8s invisible ou en tous cas, difficilement discernable, mais bien pr\u00e9sent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Ceci \u00e9tant, il est clair que le syst\u00e8me repose sur la gravit\u00e9 : l&#8217;huile redescend en bas du puisard sous l&#8217;effet de son propre poids avant d&#8217;\u00eatre r\u00e9aspir\u00e9e.&nbsp;Il est d\u00e8s lors exclu que les puisards puissent \u00eatre plac\u00e9s en partie haute du moteur&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partant de toutes ces pr\u00e9cisions concernant le puisard, il se trouve qu\u2019est toujours visible sur le moteur 1 de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb le sien (fl\u00e8che photo ci-dessous) positionn\u00e9 \u00e0 l\u2019avant, prouvant sans \u00e9quivoque aucune le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;simple \u00e9toile&nbsp;\u00bb sp\u00e9cifique au Wright-Cyclone R-1820 mont\u00e9 sur un B-17.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb toujours pr\u00e9sent sur&nbsp;le moteur 1 du B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb, que nous avons r\u00e9ussi \u00e0 identifier gr\u00e2ce aux images vid\u00e9o. Son emplacement nous indique de par son positionnement, le bas du moteur (Ludovic Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Moteur Wright R-1820 (B-17) et son puisard (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Ce sch\u00e9ma explicite, montre en encadr\u00e9 la position verticale et basse du puisard<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Doc. technique tir\u00e9e des \u00ab&nbsp;parts lists&nbsp;\u00bb du moteur Wright-Cyclone).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Coupe lat\u00e9rale du Pratt &amp; Whitney R-1830 (B-24\/C-47). Vue sur le puisard (encadr\u00e9) dont la forme n\u2019est pas du tout la m\u00eame que celui mont\u00e9 sur les Wright-Cyclone.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u2019avant du moteur \u00e9tant \u00e0 gauche (arbre porte-h\u00e9lice et les engrenages du r\u00e9ducteur bien visibles), on se rend ais\u00e9ment compte sur ce sch\u00e9ma, que le puisard est localis\u00e9 en arri\u00e8re de l\u2019\u00e9toile, donc non visible comme le sont les puisards sur les moteurs en simple \u00e9toile (doc. via A. Breton).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Conclusion du pr\u00e9sent rapport<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le travail sous-marin effectu\u00e9 in situ par 41 m\u00e8tres de profondeur par l\u2019auteur du pr\u00e9sent rapport assist\u00e9 du vid\u00e9oman Ludovic Dendeloeuf, avec la participation de Nicolas Courtine pour le d\u00e9cryptage des images sous-marines et d\u2019Internet, tout comme la collaboration technique d\u2019Alain Breton (que nous remercions pour sa disponibilit\u00e9) concernant la partie \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb nous a amen\u00e9 \u00e0 une conclusion d\u00e9finitive concernant le type d\u2019avion concern\u00e9 dit \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb. L\u2019unique plong\u00e9e sur site ayant pu nous permettre visuellement de bien comprendre certaines choses, malgr\u00e9 notre vision fortement perturb\u00e9e par une turbidit\u00e9 importante de l\u2019eau ayant apport\u00e9 une visibilit\u00e9 quasi \u00ab nulle&nbsp;\u00bb. Malgr\u00e9 tout, et m\u00eame si les conditions \u00e9taient d\u00e9favorables, notre approche a pu \u00eatre efficace : l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb est belle et bien celle d\u2019un quadrimoteur am\u00e9ricain de la Seconde Guerre mondiale&nbsp;: un Boeing B-17 Forteresse Volante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan historique, il ressort qu\u2019\u00e0 de vraiment menues diff\u00e9rences de localisation (longitude et latitude), un B-17 du 97th Bomber Group a effectivement \u00e9t\u00e9 perdu le 20 janvier 1944 sur ce m\u00eame secteur. Il s\u2019agit du B-17 num\u00e9ro 42-38081 (m\u00eame unit\u00e9 que le \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb), et ses 10 hommes d\u2019\u00e9quipage qui malheureusement ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s disparus en totalit\u00e9 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre parachut\u00e9s en mer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous reviendrons \u00e0 Anzio plonger sur ce site de \u00ab&nbsp;Lavigno I&nbsp;\u00bb, tout comme sur celui de \u00ab&nbsp;Lavigno&nbsp;\u00bb, et nous mettrons aussi \u00e0 la recherche de ce B-24 qui a \u00e9t\u00e9 la base de nos aventures en mer Tyrrh\u00e9nienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour cela, Ludovic, Nicolas et moi-m\u00eame, remercions plus que chaleureusement la formidable \u00e9quipe italienne compos\u00e9e principalement de Valerio Munga\u00ef, Roberto Pra\u00efola, Simone Tedone, Luca Manes et Enrico Volpicelli pour nous avoir permis de plonger et travailler sur cette \u00e9pave d\u2019avion inconnu, en faisant avancer un certain pan de notre histoire contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le peuple am\u00e9ricain aime avancer la phrase suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;Less we Forget&nbsp;\u00bb, nous, les habitants du vieux continent, sommes aussi tr\u00e8s loin d\u2019oublier tous ces jeunes militaires, aviateurs, marins de toute nationalit\u00e9 partis bien trop t\u00f4t pour une noble cause.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Philippe Castellano, Octobre 2026<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Philippe Castellano en compagnie de Roberto Pra\u00efola quittant le port d\u2019Anzio<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>en route pour le sitesous-marin de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb (L. Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Septembre 2026, Anzio-Nettuno. L\u2019\u00e9quipe italo\/franco\/am\u00e9ricaine&nbsp;: de G \u00e0 D&nbsp;: Casey Armstrong (fils de William Armstrong, survivant du B-24 # 42-78193 tant recherch\u00e9), Luca Manes, producteur de reportages t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, Simone Tedone, l\u2019auteur, Ludovic Dendeloeuf et Valerio Mungay (absent Enrico Volpicelli). (L. Armstrong)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">WWW.AERO-RE.L.I.C.ORG<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;-<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Octobre 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;-<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Travail d\u2019\u00e9tude sur une \u00e9pave d\u2019a\u00e9ronef datant de la Seconde Guerre mondiale en vue de son identification<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Rapport pr\u00e9liminaire pr\u00e9sent\u00e9 par<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Philippe Castellano &#8211; Nicolas Courtine &#8211; Ludovic Dendeloeuf<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Etude sous-marine du dimanche 20 septembre 2026<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Lavignio 1&nbsp;\u00bb<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(l\u2019\u00e9pave d\u2019un second B-17 repose plus proche du port d\u2019Anzio, visit\u00e9 et identifi\u00e9 comme tel, il est dans ce rapport d\u00e9nomm\u00e9 simplement \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb entre guillemets. 3 miles marins s\u00e9parent les deux sites)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce rapport apporte la r\u00e9ponse la plus plausible, dans l\u2019\u00e9tat actuel de la reconnaissance, concernant l\u2019essai d\u2019identification de l\u2019\u00e9pave d\u2019un avion quadrimoteur d\u2019origine am\u00e9ricaine datant de la Seconde Guerre mondiale. Cet appareil s\u2019est abattu au large des plages italiennes de Lavinio, localit\u00e9 jouxtant par le nord la ville d\u2019Anzio, donnant directement sur la mer Tyrrh\u00e9nienne.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce projet d\u2019\u00e9tude sous-marin concernant cet avion reposant par 41 m\u00e8tres de profondeur, d\u00e9marra au printemps 2026 suite aux \u00e9changes via Internet qui s\u2019ensuivirent entre Valerio Munga\u00ef, passionn\u00e9 d\u2019histoire et Luca Manes, producteur de reportages t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s en Italie et l\u2019auteur du rapport. Cela fit suite \u00e0 un \u00e9cho tr\u00e8s particulier relev\u00e9 par le sondeur du p\u00eacheur apn\u00e9iste Roberto Pra\u00efola.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le relev\u00e9 sonar. La partie centrale en rouge prise en \u00ab&nbsp;sandwich&nbsp;\u00bb entre la ligne jaune (le fond de vase) et le bleu (poissons) correspond \u00e0 l\u2019\u00e9pave. Impossible de savoir quel type d\u2019obstruction repr\u00e9sente ce relief. La longueur est d\u2019environ 12 m\u00e8tres, sur plus ou moins 3 ou 4 m\u00e8tres de large. La hauteur ne d\u00e9passe pas les 2 m\u00e8tres. (R.Pra\u00efola).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est en \u00e9changeant verbalement avec le fils d\u2019un ancien p\u00eacheur local, que Roberto Pra\u00efola eut confirmation de vestiges ayant appartenu \u00e0 un avion qui, par le pass\u00e9, avaient \u00e9t\u00e9 accidentellement remont\u00e9s sur ce m\u00eame secteur. Il fallait donc se rendre sur site pour \u00e9valuation et confirmation du type d\u2019\u00e9pave.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Une premi\u00e8re \u00e9tude historique men\u00e9e par Valerio Munga\u00ef, vint confirmer qu\u2019\u00e0 minima et hors autres appareils, deux quadrimoteurs Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Forteresse Volante&nbsp;\u00bb (appartenant toutes deux au 97th Bomber group de la 15th USAAF, mais perdues \u00e0 des dates diff\u00e9rentes) ainsi qu\u2019un B-24 \u00ab&nbsp;Liberator&nbsp;\u00bb, s\u2019\u00e9taient engloutis en mer entre le cap d\u2019Anzio et le large de Lavinio.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019\u00e9pave d\u2019un des B-17 avait d\u00e9j\u00e0 \u00e9t\u00e9 recens\u00e9e par Roberto Pra\u00efola. C\u2019est sous sa direction que nous e\u00fbmes la possibilit\u00e9 d\u2019\u00eatre les premiers plongeurs autonomes \u00e0 visiter l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb en 2020 en pr\u00e9sence de Valerio Munga\u00ef. Cette visite permis de valider et confirmer que l\u2019\u00e9pave \u00e9tait bien un Boeing B-17. Mais la diff\u00e9rence avec celle \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb capt\u00e9e par le sondeur de Roberto au printemps dernier \u00e9tait importante&nbsp;: \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb reposait sur le dos et \u00e9tait imm\u00e9diatement reconnu avec sa soute \u00e0 bombes ouvertes, ses r\u00e9servoirs d\u2019Oxyg\u00e8ne et autres art\u00e9facts sp\u00e9cifiques contrairement \u00e0 ce qui va nous attendre sur \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb visit\u00e9 en 2020 : La plongeuse Nathalie Castellano est vue s\u2019approchant de l\u2019imposant pneu toujours en place sur sa jante. On distingue ais\u00e9ment, malgr\u00e9 la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, la perforation du pneu sur le c\u00f4t\u00e9 sup\u00e9rieur caus\u00e9 par l\u2019explosion proche d\u2019un obus 88 Flak. Cette \u00e9pave devrait par d\u00e9finition et sa position g\u00e9ographique relev\u00e9e dans le rapport de perte, \u00eatre le B-17 num\u00e9ro 42-97444 perdu par le 97th Bomber group le 17 f\u00e9vrier 1944 apr\u00e8s l\u2019attaque du secteur de Monte-Cassino (rapport de perte MACR 2392). A ce jour, nous n\u2019avons pas trouv\u00e9 d\u2019\u00e9l\u00e9ments permettant de l\u2019identifier avec certitude (Ph. Castellano).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u2019apr\u00e8s l\u2019\u00e9tude historique men\u00e9e par Valerio Munga\u00ef sur le secteur Anzio-Lavinio, un B-24 Liberator immatricul\u00e9 42-78193 a lui aussi \u00e9t\u00e9 recens\u00e9 perdu en mer dans des parages proches. Cet avion d\u00e9pendait du 454th Bomber Group de la 15th USAAF et fut perdu le 19 mai 1944. Mais, le rapport de perte Missing Air Crew Report n\u00b0 5442 (MACR 5442) concernant ce B-24, situe la zone de disparition en mer \u00e0 plus de 3 milles marins plus au sud de l\u2019\u00e9pave dite \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u00e9gende de ce document page suivante<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le point de chute du bombardier B-24 Liberator num\u00e9ro 42-78193 recens\u00e9 par les \u00e9quipages en vol du 454th Bomber Group le 19 mai 1944. Il y eut 4 tu\u00e9s port\u00e9s disparus et 6 saufs dans des conditions terrifiantes li\u00e9es \u00e0 l\u2019amerrissage avant que le B-24 ne disparaisse dans les flots. La croix situe l\u2019impact. La localisation de l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb est, elle, \u00e9loign\u00e9e de plus de 3 milles marins au nord\/ouest de ce point d\u2019impact. Il ne peut, par d\u00e9finition, pas y avoir de lien direct entre les \u00e9paves \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb&nbsp;; \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb et le B-24Liberator matricule 42-78193 (document tir\u00e9 du rapport de perte 5442 remis au propre par L. Dendeleuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Septembre 2026. Avec Ludovic Dendeloeuf, nous voyons ainsi une nouvelle exp\u00e9dition \u00eatre men\u00e9e sur le secteur Anzio-Lavinio, toujours guid\u00e9s par Roberto Pra\u00efola et Valerio Munga\u00ef, en vue d\u2019essayer de d\u00e9finir ce &#8220;qui devrait&#8221; &#8211; et malgr\u00e9 la diff\u00e9rence de point et de localisation des rapports de pertes am\u00e9ricains -, \u00eatre le B-24 Liberator num\u00e9ro 42-78193.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les images vid\u00e9o seront tourn\u00e9es par Ludovic Dendeloeuf, dans une eau \u00e0 la visibilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite, images dont l\u2019\u00e9tude pouss\u00e9e, par la suite, nous serons d\u2019une aide capitale pour avancer dans l\u2019\u00e9tude de certains d\u00e9tails difficilement reconnaissables en plong\u00e9e autonome, o\u00f9 la participation tr\u00e8s active de notre confr\u00e8re et ami de longue date Nicolas Courtine sera tout autant pr\u00e9pond\u00e9rant, pour comprendre ce \u00e0 quoi nous aurons affaire.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">C\u2019est ainsi que les certitudes de d\u00e9part de l\u2019\u00e9quipe concernant le site \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb, ne vont pas \u00eatre celles auxquelles nous nous attendions&nbsp;!<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Plong\u00e9e et reconnaissance du site&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour faciliter la compr\u00e9hension de nos explications dans le texte, suite \u00e0 la d\u00e9couverte sur site de deux moteurs, nous avons d\u00e9cid\u00e9 de les nommer \u00ab&nbsp;moteur 1&nbsp;\u00bb pour celui qui fut reconnu en premier et \u00ab&nbsp;moteur 2&nbsp;\u00bb bien entendu pour le second.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s l\u2019arriv\u00e9e sur l\u2019\u00e9pave, reposant par 41 m\u00e8tres de profondeur, deux probl\u00e9matiques assez g\u00eanantes vont imm\u00e9diatement s\u2019opposer \u00e0 nous&nbsp;: la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, nous laissant au maximum un m\u00e8tre de visibilit\u00e9, moins suivant les endroits, et l\u2019impossibilit\u00e9 totale de deviner quoi que ce soit, car le site est enti\u00e8rement recouvert d\u2019imposants r\u00e9sidus de filets de chaluts, cachant toute forme pouvant \u00eatre reconnue.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avons-nous affaire \u00e0 un vestige d\u2019avion&nbsp;? Aux restes d\u00e9truits d\u2019un ancien navire ? En tout cas, ce n\u2019est pas une roche isol\u00e9e, mais bien une \u00e9pave.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ludovic Dendeleuf survole en premier l\u2019\u00e9pave pour avoir la primeur et nettet\u00e9 des images, car au moindre coup de palmes, la vase argileuse et volatile s\u2019\u00e9parpille en volutes et reste un certain temps en suspension, obscurcissant la vision. Apr\u00e8s plusieurs m\u00e8tres, l\u2019objectif de la cam\u00e9ra va capter une forme particuli\u00e8re libre de tout filet&nbsp;: une imposante h\u00e9lice d\u2019avion curieusement en \u00ab&nbsp;pleine eau&nbsp;\u00bb et position horizontale&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Entre le d\u00e9part et cette h\u00e9lice, de menus vestiges d\u2019avion (aile&nbsp;?) sont \u00e0 peine discernables par des trou\u00e9es existantes entre les filets abandonn\u00e9s. Il nous sera ais\u00e9 de confirmer que l\u2019\u00e9pave est bien une aile d\u2019avion, quasiment \u00ab&nbsp;compl\u00e8te&nbsp;\u00bb, et peut-\u00eatre m\u00eame sectionn\u00e9e net au ras du fuselage d\u2019origine dont il ne subsiste absolument aucune partie.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">De plus, la longueur approximative de l\u2019ensemble correspond bien avec les dimensions d\u2019une aile de quadrimoteur, si cela est le cas, comme celles de B-17 ou B-24, soit approchant les 10 ou 12 m\u00e8tres de long avec une largeur d\u00e9passant les 3 m\u00e8tres. La hauteur de moins de 2 m\u00e8tres est donn\u00e9e par l\u2019\u00e9paisseur et certains vestiges coinc\u00e9s sous les filets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les moteurs 1 et 2<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous allons d\u00e9couvrir au total deux moteurs. Ce sont leur imposante h\u00e9lice qui vont dans un tout premier temps nous diriger sur une provenance d\u2019origine am\u00e9ricaine. Il s\u2019agit en effet d\u2019h\u00e9lices Hamilton Standard de type \u00ab&nbsp;Hydromatic&nbsp;\u00bb, tripale, en alliage d\u2019aluminium, h\u00e9lices mesurant 3 m\u00e8tres 54 de diam\u00e8tre, toujours solidaires chacune de leur moyeu r\u00e9ducteur encore solidement fix\u00e9s au moteur. Seuls leur carter porte-h\u00e9lice ont \u00e9t\u00e9 enti\u00e8rement dissous par effet galvanique, en sachant justement, que les plaques d\u2019identification des moteurs qui auraient pu permettre d\u2019identifier sans erreur possible ces \u00e9l\u00e9ments propulseurs &#8211; donc l\u2019avion sur lequel ils \u00e9taient mont\u00e9s &#8211; \u00e9taient pr\u00e9cis\u00e9ment rivet\u00e9es sur ces carter porte h\u00e9lice&#8230;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">D\u00e8s le d\u00e9part, toutes ces indications reconnues sont imm\u00e9diatement venues confirmer la pr\u00e9sence d\u2019un avion d\u2019origine am\u00e9ricaine. Les deux moteurs en \u00e9toile, bien discernables mais non identifiables en tant que \u00ab&nbsp;type&nbsp;\u00bb, \u00e9tant obligatoirement \u00e9quip\u00e9s d\u2019une telle h\u00e9lice en correspondant parfaitement \u00e0 un quadrimoteur am\u00e9ricain de la Seconde Guerre mondiale, imp\u00e9rativement&nbsp;B-17 Forteresse Volante ou B-24 Liberator. Il est \u00e0 savoir en particulier, que durant le dernier conflit mondial, sur le th\u00e9\u00e2tre m\u00e9diterran\u00e9en d\u2019op\u00e9rations (MTO) am\u00e9ricain, seuls trois appareils de l\u2019USAAF \u00e9taient \u00e9quip\u00e9s de ce m\u00eame type d\u2019h\u00e9lice, accoupl\u00e9 \u00e0 un moteur en \u00e9toile&nbsp;: le B-17, le B-24 et le C-47 Dakota.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour non vraiment initi\u00e9s, il peut \u00eatre int\u00e9ressant de savoir que le B-17 quadrimoteur se voyait \u00e9quip\u00e9 de quatre moteurs en simple \u00e9toile de 9 cylindres chacun (Wright-Cyclone R-1820), le B-24, lui, de 4 moteurs en double \u00e9toiles de deux fois 7 cylindres, soit 7X7 = 14 cylindres au total (Pratt and Whitney R-1830), tandis que ces moteurs et h\u00e9lices se trouvaient tout autant mont\u00e9s sur le bimoteur C-47 Dakota.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ces \u00e9l\u00e9ments propulseurs turbocompress\u00e9s, \u00e9taient tous refroidis par air et d\u00e9veloppaient 1200cv au d\u00e9collage.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Enfin, pour la question qui nous a fait comprendre \u00e0 quel type d\u2019avion nous \u00e9tions confront\u00e9s, malgr\u00e9 la difficult\u00e9 li\u00e9e \u00e0 la visibilit\u00e9 et la couverture importante de filets de chaluts, nous allons d\u00e9velopper les formes caract\u00e9ristiques des capotages moteurs de ces trois appareils&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le B-17, le bord d\u2019attaque du capotage \u00e0 un profil \u00ab&nbsp;rond parfait&nbsp;\u00bb en sachant qu\u2019il recouvre un moteur compos\u00e9 de 9 cylindres en simple \u00e9toile Wright-Cyclone.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Photo centr\u00e9e sur le moteur num\u00e9ro 2 d\u2019un B-17. L\u2019ensemble est instantan\u00e9ment identifiable sur l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb. L\u2019avant du capotage moteur voit son bord d\u2019attaque fin et r\u00e9gulier, sans aucune entr\u00e9e d\u2019air, ni \u00e9copes ou autres protub\u00e9rances \u00e0 aucun niveau, que ce soit \u00e0 l\u2019int\u00e9rieur ou l\u2019ext\u00e9rieur du dit capotage (via Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur le B-24, le capotage est totalement diff\u00e9rent car de forme ovale avec un moteur de deux fois 7 cylindres en double \u00e9toile. Cette ovalisation est li\u00e9e aux rajouts \u00ab&nbsp;d\u2019\u00e9vents, d\u2019\u00e9copes&nbsp;\u00bb d\u2019entr\u00e9e d\u2019air pour faciliter le passage de l\u2019air frais vers l\u2019imposant syst\u00e8me de carburation\/injection moteur, tout comme canaliser l\u2019air pour les cylindres arri\u00e8re, l\u2019huile et les nombreux p\u00e9riph\u00e9riques log\u00e9s derri\u00e8re le moteur jusqu\u2019\u00e0 la cloison pare-feu. Le bord d\u2019attaque des capotages de B-24 est de plus tr\u00e8s \u00e9pais par rapport \u00e0 celui des capotages mont\u00e9s sur les B-17.<\/em><\/p>\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li>Sur le C-47, et pour simplifier, on peut avancer que le capotage poss\u00e8de la m\u00eame configuration que celui du B-17, en recouvrant un \u00ab\u00a0moteur\u00a0\u00bb de B-24.<\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Capotage de C-47 se rapprochant beaucoup de celui du B-17, mais moteur de\u2026 B-24tout comme h\u00e9lice Hamilton Standard Hydromatic des deux quadrimoteurs am\u00e9ricains B-17<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>et B-24. Seule l\u2019\u00e9cope d\u2019entr\u00e9e d\u2019air sous le capotage du C-47 diff\u00e8re des deux quadrimoteurs sus-cit\u00e9 (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vu les exigences et probl\u00e9matiques li\u00e9es \u00e0 la plong\u00e9e sous-marine&nbsp;: profondeur, temps de plong\u00e9e, visibilit\u00e9 (catastrophique pour ce cas), paliers de d\u00e9compression et pour cette toute premi\u00e8re plong\u00e9e du dimanche 20 septembre 2026, Ludovic Dendeloeuf et moi-m\u00eame nous sommes attach\u00e9s \u00e0 faire un rapide tour de visite g\u00e9n\u00e9rale et d\u2019\u00e9tat des lieux de ces vestiges recouverts de filets en vue d\u2019essayer de d\u00e9finir \u00e0 quel type pr\u00e9cis d\u2019\u00e9pave nous avions affaire&nbsp;: B-17 ou B-24&nbsp;?<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Les filets de chaluts recouvrent sur plus de 90% l\u2019\u00e9pave. Ils sont inextricables<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(L. Dendeloeuf).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Lors de cette plong\u00e9e de moins de 20 minutes au total (sans compter les paliers de d\u00e9compression), nous avons principalement r\u00e9ussi \u00e0 identifier deux moteurs avec leur r\u00e9ducteur et h\u00e9lice, ainsi qu\u2019un imposant pneu. Il a \u00e9t\u00e9 impossible de d\u00e9finir ce qui se trouvait emprisonn\u00e9 et enti\u00e8rement recouvert sous ces immenses et dangereux filets de chaluts.<\/p>\n\n\n\n\n\n<ul class=\"wp-block-list\">\n<li><em>H\u00e9lice du moteur 1\u00a0: Ce moteur repose curieusement en position horizontale avec son h\u00e9lice toujours solidaire se trouvant elle en pleine eau. Ce sont sans aucun doute les effets de chalutages (successifs sur des ann\u00e9es\u00a0?) qui doivent \u00eatre la raison d\u2019un tel positionnement. Le moteur 1 est difficilement discernable mais formellement reconnu par une petite partie de son carter en aluminium au ras de la vase.<\/em><\/li>\n<\/ul>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>On reconnait sur le clich\u00e9 l\u2019h\u00e9lice avec son moyeu et engrenages (pignons) r\u00e9ducteurs au centre qui a permis de d\u00e9terminer la nationalit\u00e9 des vestiges. (L. Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Malgr\u00e9 notre visite in situ de l\u2019\u00e9pave, ce sera avec une \u00e9tude attentionn\u00e9e et pr\u00e9cise des images sous-marines que nous reconna\u00eetrons une partie significative du capotage du moteur 1 ayant miraculeusement r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 plus de 80 ann\u00e9es d\u2019immersion marine et effets de chalutage (s).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sans ces images, nous n\u2019aurions pas pu savoir de quelle partie il s\u2019agissait, ayant eu la non possibilit\u00e9, le lendemain, de replonger sur le site par cause de conditions de visibilit\u00e9 encore plus d\u00e9grad\u00e9es que la veille ayant men\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9chec de cette seconde visite. Le but en effet de cette seconde plong\u00e9e, \u00e9tait que Ludovic (en plus de filmer) fouille entre deux cylindres du moteur 1 pour confirmer l\u2019existence ou non d\u2019un autre cylindre en arri\u00e8re entre les deux premiers (pour confirmer le c\u00f4t\u00e9 double \u00e9toile ou non). Mais, vue la profondeur et le temps de plong\u00e9e, nous n\u2019aurions jamais eu le temps de d\u00e9vaser en totalit\u00e9 le moteur et compter le nombre total de cylindres sur une seule plong\u00e9e. Le fait de travailler entre deux cylindres aurait par d\u00e9finition certainement suffit, tandis que pour ma part, je devais essayer de d\u00e9couper une partie du filet du moteur 2 pour la m\u00eame raison.<\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur la photo sous-marine, on reconnait le carter typique d\u2019un B-17. Ce d\u00e9tail n\u2019\u00e9tait pas si \u00e9vident pour nous, vu les conditions et temps de plong\u00e9e sur une seule journ\u00e9e. C\u2019est gr\u00e2ce \u00e0 l\u2019\u00e9tude des images sous-marine et l\u2019existence de ce capotage ayant r\u00e9sist\u00e9 \u00e0 la corrosion galvanique, qu\u2019il nous fut possible de d\u00e9terminer sur quel quadrimoteur il avait \u00e9t\u00e9 mont\u00e9. Une fois l\u2019h\u00e9lice, le capotage et le moteur 1 film\u00e9s, nous nous sommes dirig\u00e9s \u00e0 son oppos\u00e9 puisque juste en avant du moteur 1, on se retrouve en pleine eau sur le fond vaseux marin.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(L. Dendeloeuf\/Internet)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le pneu<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En longeant par le c\u00f4t\u00e9 l\u2019importante masse de filets, \u00e0 environ 3 ou 4 m\u00e8tres en arri\u00e8re et dans l\u2019alignement du moteur 1, nous arrivons sur des vestiges m\u00e9connaissables de tubes, ferrailles tordues et vrill\u00e9es. C\u2019est l\u00e0 que se trouve un pneu compl\u00e8tement d\u00e9solidaris\u00e9 de sa roue, \u00e9cras\u00e9, pli\u00e9 en deux, coinc\u00e9 sur lui-m\u00eame, laissant m\u00eame penser au premier abord que l\u2019on se trouve en pr\u00e9sence de \u00ab&nbsp;deux pneus c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te&nbsp;\u00bb. Imm\u00e9diatement nous avons cherch\u00e9 \u00e0 rep\u00e9rer un train de roue (ce qui aurait \u00e9t\u00e9 une preuve indiscutable du type d\u2019avion), mais cela ne fut pas possible. Ce pneu est imm\u00e9diatement reconnaissable gr\u00e2ce aux typiques dessins de la bande de roulement (dessins en losanges) confirmant, s\u2019il en \u00e9tait encore besoin, le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;avion am\u00e9ricain&nbsp;\u00bb de la Seconde Guerre mondiale car mont\u00e9 (hors diam\u00e8tre et largeur) sur les B-17, B-24, P-38 Lightning, P-47 Thunderbolt, P-51 Mustang, etc&#8230;<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>On devine ais\u00e9ment la structure du pneu en forme de losange sous la fl\u00e8che et la partie tout \u00e0 gauche compl\u00e8tement repli\u00e9e sur elle-m\u00eame donnant l\u2019impression de deux pneus c\u00f4te \u00e0 c\u00f4te.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L. Dendeloeuf<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit du pneu va, \u00e0 t\u00e2tons, toujours dans une turbidit\u00e9 catastrophique, directement nous diriger vers le moteur 2.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Cela est d\u2019une grande importance pour le choix \u00ab&nbsp;B-17 ou B-24&nbsp;\u00bb et certainement pas \u00ab&nbsp;C-47 Dakota&nbsp;\u00bb. La pr\u00e9sence \u00e0 cet endroit de ce pneu et de ce qui va suivre avec la d\u00e9couverte du moteur num\u00e9ro 2, est importante car confirmant que nous nous trouvons bien en pr\u00e9sence d\u2019un quadrimoteur, excluant totalement la possibilit\u00e9 \u00ab&nbsp;bimoteur C-47 Dakota&nbsp;\u00bb, car si cela avait \u00e9t\u00e9 le cas, entre les deux moteurs, nous aurions tr\u00e8s certainement \u00e9t\u00e9 arr\u00eat\u00e9s par des parties de fuselage (bimoteur donc) ce qui n\u2019est absolument pas le cas.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">En contrepartie nous ne sommes pas arriv\u00e9s \u00e0 d\u00e9finir si \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb reposait \u00e0 l\u2019endroit ou sur le dos&nbsp;? Cela nous laissant deux possibilit\u00e9s&nbsp;: si l\u2019\u00e9pave est \u00e0 l\u2019endroit, le pneu appartient au train d\u2019atterrissage\/moteur num\u00e9ro 2, si \u00e0 l\u2019envers, au train d\u2019atterrissage moteur 3 (dans le sens de marche d\u2019un avion quadrimoteur, en partant de la gauche, les moteurs sont identifi\u00e9s comme les 1, 2, 3 et 4).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Moteur 2&nbsp;: imm\u00e9diatement apr\u00e8s le \u00ab&nbsp;pneu&nbsp;\u00bb, se trouve une forme tr\u00e8s envas\u00e9e, longue, arrondie et \u00e9paisse, mais pas assez imposante pour faire partie d\u2019une jambe de train de roue d\u2019un imposant avion. Toujours par une visibilit\u00e9 tr\u00e8s r\u00e9duite, nous remontons cette forme sur environ un m\u00e8tre et buttons sur la partie avant (le nez) d\u2019un moyeu d\u2019h\u00e9lice. Nous sommes bien en pr\u00e9sence d\u2019une seconde h\u00e9lice. Imm\u00e9diatement une autre pale en position verticale est reconnue r\u00e9sidant en pleine eau. Nous nous engageons sur son arri\u00e8re, identifions les engrenages du r\u00e9ducteur toujours assembl\u00e9 \u00e0 l\u2019arri\u00e8re du moyeu d\u2019h\u00e9lice, et \u00ab&nbsp;deviner&nbsp;\u00bb le moteur 2 pos\u00e9 verticalement (position originale sur un avion) mais se trouvant litt\u00e9ralement enfoui sous une nasse lourde, compacte et inextricable de filets de chalut. Nous n\u2019arriverons pas, par cause du temps de plong\u00e9e imparti, \u00e0 \u00eatre certain de sa pr\u00e9sence, mais vu la forme, cet \u00e9l\u00e9ment propulsif semble bien \u00eatre pr\u00e9sent sous les filets.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La plong\u00e9e se termine, et juste avant d\u2019entamer notre remont\u00e9e, \u00e0 peine moins d\u2019un m\u00e8tre cette seconde h\u00e9lice, nous apercevons, reposant de tout son poids sur les filets, un imposant panneau divergent en acier devant peser plusieurs centaines de kilos, perdu lui aussi par le patron-p\u00eacheur du chalutier.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La visite du site doit se terminer maintenant, qui nous imposera 10 minutes de paliers de d\u00e9compression entre 6 et 3 m\u00e8tres de la surface, rallong\u00e9s volontairement de 5 par mesure de s\u00e9curit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">L\u2019analyse des images vid\u00e9o<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Avec l\u2019analyse point par point des images sous-marines de l\u2019\u00e9pave, nous avons eu la possibilit\u00e9 de d\u00e9terminer le type d\u2019avion sans erreur aucune possible.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comment nous y sommes-nous pris&nbsp;?&nbsp;: cela n\u2019a pas \u00e9t\u00e9 simple. Ludovic Dandeleuf, le cin\u00e9aste, a travaill\u00e9 sans absolument aucune retouche ni aide de l\u2019I.A., sur la qualit\u00e9 et les particules en suspension des images.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Ce long travail de correction colorim\u00e9trique (ou \u00e9talonnage) a permis de faire ressortir sur une large part, le capotage fort heureusement toujours existant et quasiment intact du moteur 1 qui a gard\u00e9 sa forme originale sans d\u00e9formation particuli\u00e8re malgr\u00e9 les ann\u00e9es et le (ou les) actions chalutage (s) successif (s).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partant de ce travail d\u2019\u00e9tude, il a \u00e9t\u00e9 ais\u00e9 d\u2019analyser minutieusement le dit capotage ayant fait ressortir un r\u00e9sultat semblant coh\u00e9rent et d\u00e9finitif.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">La vid\u00e9o puis les photographies qui en ont \u00e9t\u00e9 extraites (screen-shot), nous ont ainsi permis de confirmer un r\u00e9sultat final, car comme nous le savons tous, il est impossible de faire une erreur sur les formes sp\u00e9cifiques des capotages moteurs \u00e9quipant les B-17 et B-24.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Vue de l\u2019avant&nbsp;:<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">B-17&nbsp;: le capotage (en totalit\u00e9) de forme arrondie et r\u00e9guli\u00e8re de cet appareil ne poss\u00e8de aucune protub\u00e9rance (\u00e9cope d\u2019entr\u00e9es ext\u00e9rieures ou int\u00e9rieures).<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Comparaison avec \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb&nbsp;: Le capotage du moteur est complet et de forme enti\u00e8rement arrondie. Aucune ovalit\u00e9, aucune \u00e9cope, aucune ou\u00efe lat\u00e9rale sur ses faces externes et internes sup\u00e9rieurs ou inf\u00e9rieures. Le bord d\u2019attaque est fin contrairement \u00e0 celui des capotages du B-24 Liberator.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Grace \u00e0 l\u2019analyse des screen-shoots, nous avons pu confirmer que les restes de l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb \u00e9tait bien ceux d\u2019un quadrimoteur Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Forteresse Volante&nbsp;\u00bb et non d\u2019un Consolidated B-24 \u00ab&nbsp;Liberator&nbsp;\u00bb. Ainsi, la comparaison est d\u00e9sormais ais\u00e9e \u00e0 comprendre.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">. <img loading=\"lazy\" decoding=\"async\" src=\"\" width=\"202\" height=\"247\"><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Plan rapproch\u00e9, moteur de B-17 (Internet).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Impossible de commettre une erreur, la diff\u00e9rence est flagrante entre les capotages de B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb et de B-24 Liberato r(Internet).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>\u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb Malgr\u00e9 la turbidit\u00e9 de l\u2019eau, le capotage bien reconnaissable est effectivement rond, son bord d\u2019attaque fin, aucune \u00e9cope existante, tant \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur qu\u2019\u00e0 l\u2019int\u00e9rieur.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(L. Dendeloeuf).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">B-24&nbsp;: le bord d\u2019attaque du capotage est plus \u00e9pais que sur le B-17, cela \u00e9tant li\u00e9 \u00e0 sa forme ovalis\u00e9e. Capotage \u00e9quip\u00e9 au d\u00e9part du bord d\u2019attaque d\u2019ou\u00efes internes lat\u00e9rales de refroidissement (gauche et droite du capotage en position verticale) n\u2019existant aucunement sur le capotage du B-17, donc, de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Les capotages particuliers et sp\u00e9cifiques de forme fortement ovalis\u00e9e, comprenant de chaque c\u00f4t\u00e9 interne des ou\u00efes de refroidissements faisant parties int\u00e9grantes du corps du capotage. Tout comme sur le B-17, aucune \u00e9cope ou autre protub\u00e9rance n\u2019existent \u00e0 l\u2019ext\u00e9rieur des capotages du B-24.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Moteur provenant du B-24 Liberator Hadley\u2019s Harem (98th Bomber Group\/9th USAA,F.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Epave retrouv\u00e9e et sortie des fonds marins en Turquie. Le capotage sp\u00e9cifique, malgr\u00e9 son \u00e9tat d\u00e9grad\u00e9 ne trompe pas en comparaison de celui d\u2019un B-17. Le bord d\u2019attaque est bien plus \u00e9pais et affubl\u00e9 d\u2019entr\u00e9es d\u2019air enti\u00e8rement englob\u00e9es dans le capotage contrairement au capotage existant sur l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavignio 1&nbsp;\u00bb (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u2019espace, de par la finesse du bord d\u2019attaque entre le moyeu central de l\u2019h\u00e9lice et le bord interne du capotage est plus large sur le B-17 par rapport \u00e0 celui du B-24 (li\u00e9 \u00e0 sa forme ovalis\u00e9e est bien plus \u00e9pais). (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le syst\u00e8me de puisard de r\u00e9cup\u00e9ration d\u2019huile du moteur 1<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">ou<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">le second \u00e9l\u00e9ment venu conforter d\u00e9finitivement<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">l\u2019hypoth\u00e8se \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb&nbsp;prouvant que ces restes d\u2019\u00e9pave proviennent bien d\u2019une Forteresse Volante B-17<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">(avec la participation technique d\u2019Alain Breton)<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur tous les moteurs en \u00e9toile et double \u00e9toile (voire triple et m\u00eame quadruple \u00e9toile dans la version ultime de ce type de moteur), est mis en \u00e9vidence sur leur avant ou entre les \u00e9toile et syst\u00e9matiquement en position basse, le \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb&nbsp;de r\u00e9cup\u00e9ration d&#8217;huile. Laissons la plume \u00e0 Alain Breton&nbsp;: \u00ab&nbsp;<em>Il s\u2019agit d\u2019un syst\u00e8me de r\u00e9cup\u00e9ration<\/em> <em>o\u00f9 s&#8217;\u00e9coule l&#8217;huile du circuit principal (vilebrequin\/embiellage\/pistons) tout comme aussi le lubrifiant pass\u00e9 dans le r\u00e9ducteur ou dans la table arri\u00e8re o\u00f9 se trouvent log\u00e9s, sur la plupart des moteurs, les magn\u00e9tos, pompes \u00e0 vide, \u00e0 essence et \u00e0 huile, g\u00e9n\u00e9ratrice \u00e9lectrique,<\/em> <em>sans oublier les engrenages du compresseur m\u00e9canique suivant les moteurs, les R-1820 Wright-Cyclone simple \u00e9toile et R-1830 Pratt and Whitney double \u00e9toile recevant en plus du compresseur, un turbo-compresseur qui en fait compliquait encore l&#8217;installation.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>G\u00e9n\u00e9ralement, ce puisard est connect\u00e9 avec un circuit de tuyauteries p\u00e9riph\u00e9rique qui collecte aussi l&#8217;huile des culbuteurs. Le lubrifiant retomb\u00e9 au fond du puisard est aspir\u00e9 par la &#8220;pompe de vidange&#8221; et renvoy\u00e9e au r\u00e9servoir via un radiateur pour faire baisser la temp\u00e9rature de l\u2019huile.&nbsp;<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur le 9 cylindres qu&#8217;est le Wright R-1820, ce puisard est bien visible sur l\u2019avant et partie basse du moteur, car les cylindres sont suffisamment \u00e9cart\u00e9s en laissant entre eux un espace bas vertical.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Sur les moteurs en double \u00e9toile, le probl\u00e8me se complique car l&#8217;espace vertical, \u00e0 l&#8217;avant bas de la premi\u00e8re \u00e9toile, est occup\u00e9 par un cylindre. Donc sur ce type de moteur, le puisard&nbsp;est &#8220;blotti&#8221; entre les cylindres de l&#8217;\u00e9toile arri\u00e8re, le rendant \u00e0 peu pr\u00e8s invisible ou en tous cas, difficilement discernable, mais bien pr\u00e9sent.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Ceci \u00e9tant, il est clair que le syst\u00e8me repose sur la gravit\u00e9 : l&#8217;huile redescend en bas du puisard sous l&#8217;effet de son propre poids avant d&#8217;\u00eatre r\u00e9aspir\u00e9e.&nbsp;Il est d\u00e8s lors exclu que les puisards puissent \u00eatre plac\u00e9s en partie haute du moteur&nbsp;\u00bb<\/em>.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Partant de toutes ces pr\u00e9cisions concernant le puisard, il se trouve qu\u2019est toujours visible sur le moteur 1 de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb le sien (fl\u00e8che photo ci-dessous) positionn\u00e9 \u00e0 l\u2019avant, prouvant sans \u00e9quivoque aucune le c\u00f4t\u00e9 \u00ab&nbsp;simple \u00e9toile&nbsp;\u00bb sp\u00e9cifique au Wright-Cyclone R-1820 mont\u00e9 sur un B-17.<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Le \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb toujours pr\u00e9sent sur&nbsp;le moteur 1 du B-17 \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb, que nous avons r\u00e9ussi \u00e0 identifier gr\u00e2ce aux images vid\u00e9o. Son emplacement nous indique de par son positionnement, le bas du moteur (Ludovic Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Moteur Wright R-1820 (B-17) et son puisard (Internet)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Ce sch\u00e9ma explicite, montre en encadr\u00e9 la position verticale et basse du puisard<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>(Doc. technique tir\u00e9e des \u00ab&nbsp;parts lists&nbsp;\u00bb du moteur Wright-Cyclone).<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Coupe lat\u00e9rale du Pratt &amp; Whitney R-1830 (B-24\/C-47). Vue sur le puisard (encadr\u00e9) dont la forme n\u2019est pas du tout la m\u00eame que celui mont\u00e9 sur les Wright-Cyclone.<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>L\u2019avant du moteur \u00e9tant \u00e0 gauche (arbre porte-h\u00e9lice et les engrenages du r\u00e9ducteur bien visibles), on se rend ais\u00e9ment compte sur ce sch\u00e9ma, que le puisard est localis\u00e9 en arri\u00e8re de l\u2019\u00e9toile, donc non visible comme le sont les puisards sur les moteurs en simple \u00e9toile (doc. via A. Breton).<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Conclusion du pr\u00e9sent rapport<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">&#8212;&#8212;&#8211;<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le travail sous-marin effectu\u00e9 in situ par 41 m\u00e8tres de profondeur par l\u2019auteur du pr\u00e9sent rapport assist\u00e9 du vid\u00e9oman Ludovic Dendeloeuf, avec la participation de Nicolas Courtine pour le d\u00e9cryptage des images sous-marines et d\u2019Internet, tout comme la collaboration technique d\u2019Alain Breton (que nous remercions pour sa disponibilit\u00e9) concernant la partie \u00ab&nbsp;puisard&nbsp;\u00bb nous a amen\u00e9 \u00e0 une conclusion d\u00e9finitive concernant le type d\u2019avion concern\u00e9 dit \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb. L\u2019unique plong\u00e9e sur site ayant pu nous permettre visuellement de bien comprendre certaines choses, malgr\u00e9 notre vision fortement perturb\u00e9e par une turbidit\u00e9 importante de l\u2019eau ayant apport\u00e9 une visibilit\u00e9 quasi \u00ab nulle&nbsp;\u00bb. Malgr\u00e9 tout, et m\u00eame si les conditions \u00e9taient d\u00e9favorables, notre approche a pu \u00eatre efficace : l\u2019\u00e9pave \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb est belle et bien celle d\u2019un quadrimoteur am\u00e9ricain de la Seconde Guerre mondiale&nbsp;: un Boeing B-17 Forteresse Volante.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Sur le plan historique, il ressort qu\u2019\u00e0 de vraiment menues diff\u00e9rences de localisation (longitude et latitude), un B-17 du 97th Bomber Group a effectivement \u00e9t\u00e9 perdu le 20 janvier 1944 sur ce m\u00eame secteur. Il s\u2019agit du B-17 num\u00e9ro 42-38081 (m\u00eame unit\u00e9 que le \u00ab&nbsp;Lavinio&nbsp;\u00bb), et ses 10 hommes d\u2019\u00e9quipage qui malheureusement ont \u00e9t\u00e9 port\u00e9s disparus en totalit\u00e9 apr\u00e8s s\u2019\u00eatre parachut\u00e9s en mer.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Nous reviendrons \u00e0 Anzio plonger sur ce site de \u00ab&nbsp;Lavigno I&nbsp;\u00bb, tout comme sur celui de \u00ab&nbsp;Lavigno&nbsp;\u00bb, et nous mettrons aussi \u00e0 la recherche de ce B-24 qui a \u00e9t\u00e9 la base de nos aventures en mer Tyrrh\u00e9nienne.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Pour cela, Ludovic, Nicolas et moi-m\u00eame, remercions plus que chaleureusement la formidable \u00e9quipe italienne compos\u00e9e principalement de Valerio Munga\u00ef, Roberto Pra\u00efola, Simone Tedone, Luca Manes et Enrico Volpicelli pour nous avoir permis de plonger et travailler sur cette \u00e9pave d\u2019avion inconnu, en faisant avancer un certain pan de notre histoire contemporaine.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Le peuple am\u00e9ricain aime avancer la phrase suivante&nbsp;: \u00ab&nbsp;Less we Forget&nbsp;\u00bb, nous, les habitants du vieux continent, sommes aussi tr\u00e8s loin d\u2019oublier tous ces jeunes militaires, aviateurs, marins de toute nationalit\u00e9 partis bien trop t\u00f4t pour une noble cause.<\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\">Philippe Castellano, Octobre 2026<\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Philippe Castellano en compagnie de Roberto Pra\u00efola quittant le port d\u2019Anzio<\/em><\/p>\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>en route pour le sitesous-marin de \u00ab&nbsp;Lavinio 1&nbsp;\u00bb (L. Dendeloeuf)<\/em><\/p>\n\n\n\n\n\n<p class=\"wp-block-paragraph\"><em>Septembre 2026, Anzio-Nettuno. L\u2019\u00e9quipe italo\/franco\/am\u00e9ricaine&nbsp;: de G \u00e0 D&nbsp;: Casey Armstrong (fils de William Armstrong, survivant du B-24 # 42-78193 tant recherch\u00e9), Luca Manes, producteur de reportages t\u00e9l\u00e9vis\u00e9s, Simone Tedone, l\u2019auteur, Ludovic Dendeloeuf et Valerio Mungay (absent Enrico Volpicelli). (L. Armstrong)<\/em><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>Octobre 2026 &#8212;&#8212;- Travail d\u2019\u00e9tude sur une \u00e9pave d\u2019a\u00e9ronef datant de la Seconde Guerre mondiale en vue de son identification &#8212;&#8212;&#8211; Rapport pr\u00e9liminaire pr\u00e9sent\u00e9 par Philippe Castellano &#8211; Nicolas Courtine &#8211; Ludovic Dendeloeuf Etude sous-marine du dimanche 20 septembre 2026 &#8212;&#8212;&#8211; Le Boeing B-17 \u00ab&nbsp;Lavignio 1&nbsp;\u00bb (l\u2019\u00e9pave d\u2019un second B-17 repose plus proche du port [&hellip;]<\/p>\n","protected":false},"author":2,"featured_media":0,"parent":0,"menu_order":0,"comment_status":"closed","ping_status":"closed","template":"","meta":{"footnotes":""},"class_list":["post-359","page","type-page","status-publish","hentry"],"_links":{"self":[{"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/359","targetHints":{"allow":["GET"]}}],"collection":[{"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages"}],"about":[{"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/types\/page"}],"author":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/users\/2"}],"replies":[{"embeddable":true,"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/comments?post=359"}],"version-history":[{"count":2,"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/359\/revisions"}],"predecessor-version":[{"id":361,"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/pages\/359\/revisions\/361"}],"wp:attachment":[{"href":"https:\/\/www.aero-relic.org\/index.php\/wp-json\/wp\/v2\/media?parent=359"}],"curies":[{"name":"wp","href":"https:\/\/api.w.org\/{rel}","templated":true}]}}